Découvrir la Guadeloupe en voiture de location

Guide touristique Guadeloupe au volant de votre véhicule de location

Road trip sur les iles guadeloupéennes


Les îles de la Guadeloupe, destination privilégiée des touristes principalement arrivant de France métropolitaine est un archipel se composant de plusieurs îles.
La Désirade, les Saintes avec les communes de Terre de Haut et Terre de Bas, Petite Terre et Marie Galante, ile connue grâce à la chanson de Laurent Voulzy.

La partie continentale de Guadeloupe est séparée par la rivière salée, à l’Ouest la Basse-Terre, à l’Est la Grande Terre, plus aride et plus plate que sa consœur.

Aéroport International de Guadeloupe

En arrivant à l’Aéroport Pôle Caraibes vous arrivez sur la Grande Terre, dans les communes limitrophes de Pointe-A-Pitre, les Abymes. Notre agence de location à L’Aéroport Pôle Caraibes au Raizet se situe à la sortie de l’embarcadère de l’aérodrome pour que vous puissiez monter dans votre location de voiture dès que vous aurez posé le pied sir l’ile de la Guadeloupe.

Les routes guadeloupéennes

Il y a très peu de routes en Guadeloupe, la plupart du temps vous emprunterez au volant de votre véhicule la nationale qui fait le tour de l’île, route unique que vous serez obligé de prendre pour aller de l’aéroport à votre gite ou votre location de vacances en Basse-Terre, Deshaies, Bouillante, Pointe noire ou Basse-Terre (la ville).
Les chaussées sont relativement bien entretenues sur la nationale, mais dès que vous sortez de cet axe principal attention aux nids de poule !!!

La Guadeloupe, une histoire mouvementée

 

L’introduction de la canne à sucre et le développement de l’esclavage
Les gouverneurs Aubert et Houël, poussés par la Compagnie des Isles, s’attachèrent à développer la culture de la canne ; dès 1644, le moulin de Houël produisit du sucre en Guadeloupe. Bien que la Compagnie ait demandé l’aide des Trezel, une famille d’origine hollandaise, il s’agissait d’un sucre médiocre et mal raffiné.
Il fallut attendre l’arrivée des protestants hollandais, chassés du Brésil par les Portugais en 1654, pour que la production prenne vraiment son essor. Installés depuis 1540 au Brésil, ceux-ci maîtrisaient la fabrication du sucre blanc ainsi que sa commercialisation en Europe ; Charles Houël leur permit d’acquérir des terres malgré l’interdiction royale prohibant l’installation d’étrangers non catholiques. Ce groupe d’environ 900 personnes, « tant libres qu’esclaves » selon le R.P. du Tertre, choisit en priorité des terres de la Côte-au-Vent et celles autour de Basse-Terre. Certains, probablement par manque de moyens, se rabattirent sur des terres moins coûteuses, comme les frères Spiegel à Bouillante, qui disposaient d’un atelier de vingt-sept esclaves et quatre engagés (dont un chirurgien et un tonnelier). Les habitations-sucreries ne furent jamais nombreuses dans cette zone, la majorité d’entre elles se trouvant sur la commune de Baillif où le relief est plus propice à la culture de la canne. Contrairement au tabac, la fabrication de sucre requérait, pour être rentable, des infrastructures onéreuses, une main-d’œuvre nombreuse et de vastes espaces. La création des habitations-sucreries provoqua une concentration de terres entre les mains d’un nombre restreint de propriétaires. Les petits exploitants furent relégués dans les zones les plus arides et la zone centrale de la Côte-sous-le-Vent devint ainsi le domaine des « Petits Blancs ».

Le sucre de la Guadeloupe

La mise en place de l’économie sucrière a induit le développement de l’esclavage. Les Portugais puis les Espagnols avaient choisi la solution de la traite d’esclaves africains pour valoriser leurs possessions américaines. La France, avant même de pos¬séder des terres aux Antilles, participa au commerce triangu¬laire. Dès 1636, le R.P. Breton mentionnait la présence d’esclaves en Guadeloupe.
L’arrivée de la main-d’œuvre servile modifia totalement le peuplement de l’île ; les Blancs devinrent rapidement minori¬taires et le nombre de Noirs ne cessa de croître. À la veille de la Révolution, la Guadeloupe comptait environ 13 000 Blancs pour 89 000 esclaves noirs. La surmortalité empêchait l’accroissement naturel de la population servile. Les propriétaires et les gouverneurs ne cessèrent de réclamer l’augmen¬tation de la traite et firent régulièrement appel à la contrebande hollandaise ou anglaise.
En 1848, les gens de couleur représentaient 92 % de la popu¬lation dont 24 % d’hommes libres selon Guy Lasserre. De grandes disparités de statut existaient entre les esclaves et les hommes libres de couleur dont certains étaient propriétaires d’exploitation.

La période révolutionnaire guadeloupéenne comme en France

Jusqu’en janvier 1793, l’île continua à être dirigée par les autorités royalistes bien que les « Petits Blancs » se soient opposés aux grands propriétaires. La Guadeloupe fut prise le 20 avril 1794 par les Anglais qui s’étaient aussi emparés de la Martinique; ils s’y maintinrent jusqu’en 1802 avec l’aide des grands propriétaires royalistes. En Guadeloupe aussi, ceux-ci prirent, en général, le parti des Anglais. L’arrivée en juin 1794 du commissaire Victor Hugues, envoyé par le gouvernement révolutionnaire avec 1500 hommes, fit basculer la Guadeloupe dans un processus révolutionnaire calqué sur celui de la métropole. L’ennemi fut chassé et de nombreux propriétaires, accusés de trahison, émigrèrent; leurs biens furent confisqués par l’Etat, mais il n’y eut pas comme en métropole de vente des biens nationaux. Victor Hugues, en application du décret du 4 février 1794, déclara l’abolition de l’esclavage. D’anciens esclaves et des hommes de couleurs libres rallièrent l’armée de la République et un climat de terreur s’instaura alors. Les habitations délaissées, tant par les maîtres que par les esclaves, périclitèrent pendant cette période.
Sous le Consulat, l’esclavage fut rétabli le 16 juillet 1802 malgré la résistance de l’armée coloniale, dirigée par deux hommes de couleur, Delgrès et Ignace. Les émigrés furent autorisés à rentrer sur leurs terres. Après presque dix ans de guerre, la Guadeloupe se trouvait mal préparée pour affronter les bouleversements du xixe siècle, entre une main-d’œuvre servile ne supportant pas le retour au système esclavagiste et des propriétaires blancs en moins grand nombre et affaiblis économiquement.
Abolition de l’esclavage et les mutations de la seconde moitié du XIXe siècle
Il fallut attendre plus de quarante ans pour que l’esclavage soit aboli définitivement le 27 mai 1848, abolition qui provoqua de profondes mutations. La structure agraire se modifia ; on assista d’une part à une plus grande concentration des terres, particulièrement dans les zones de production de canne et parallèlement à une multiplication de la petite propriété, notamment en Côte-sous-le-Vent.
La concurrence du sucre de betterave associée à la nécessité de modernisation de la fabrication du sucre de canne conduisit à une réorganisation du système de production qui aboutit à la mise en place d’usines centrales. Elles se chargeaient du broyage et de la transformation de la canne de plusieurs habitations. Jusque-là, le mode de fabrication du sucre n’avait quasiment pas évolué depuis le xvne siècle. À partir de 1830, des machines à vapeur avaient été installées, permettant un meilleur rendement ; les anciens équipages * furent pourvus de clarificateurs pour ne traiter que du vesou * propre... Mais ces modernisations restaient insuffisantes, et nombre de planteurs n’avaient d’ailleurs pas les moyens financiers de les réaliser. Les crises sucrières du dernier quart du XIXe siècle renforcèrent le processus de concentration; des usines plus vastes et disposant d’équipements plus perfectionnés furent édifiées, provoquant la faillite de nombreuses petites sucreries de Guadeloupe.

La Basse-Terre, à l’Ouest de l’île continentale

La Basse-Terre fut relativement peu touchée par ce phénomène. Seules deux usines centrales furent créées, en 1875, l’usine Bologne (Basse-Terre) et en 1880 celle de Moulin à Eau (Capesterre). Dès 1873, les sucreries de la montagne Saint-Louis de Baillif (Bouvier, Campry, Bovis, La Coulisse, Bellevue, Saint-Louis) s’engagèrent à livrer leurs cannes à Bologne pour quinze ans. La canne devait arriver pendant la période de fonctionnement de l’usine (en cas de panne de cette dernière, les planteurs devaient utiliser leurs moulins). Le contrat stipulait l’obligation pour ces habitations de ne cultiver que de la canne ou des vivres pour leur propre consommation. Dès les années 1860 de nombreuses sucreries de la Côte-sous-le-Vent s’étaient converties en distillerie, dont le fonctionnement nécessitait moins de personnel comme à l’habitation Bouvier en 1867 ou à l’habitation Saint-Louis, probablement vers 1870.

La Basse-Terre et particulièrement la Côte-sous-le-Vent qui comptait encore beaucoup d’espaces libres non défrichés, fut davantage touchée par la parcellisation de la propriété. Certains anciens esclaves abandonnèrent les habitations, à la recherche de terres vierges où ils cultivèrent des vivres. Les pentes des mornes furent occupées au détriment des forêts domaniales. Pour tenter de retenir la main-d’œuvre, certains propriétaires laissèrent leurs cases et leurs jardins vivriers ainsi que quelques hectares de terre en métayage à leurs anciens esclaves. Un acte de 1857 définit les clauses d’un « colonage partiaire » à l’habitation Marquis (Bouillante) entre le propriétaire et vingt-deux cultivateurs. Ceux-ci devaient « deux sarclages au moins par année, remplacer les jeunes plants, les arbres qui viendraient à périr ; couper les pois doux, enfin entretenir les cafiers en bon état de culture [...]. Ils se sont engagés encore à cueillir les cafés, à les passer au moulin, laver, sécher, piler. Enfin à transporter à la Basseterre la part revenant au propriétaire qui tiendrait une embarcation en bon état pour ce transport comme pour celui de la portion du cultivateur [...]. La totalité de la récolte de café sera partagée en deux portions égales dont l’une pour le propriétaire et l’autre pour le cultivateur [...]. Le partage des légumes, racines à récolter sur les terres plantées de cafier se ferait sur les mêmes bases ». Malgré ces tentatives pour garder les ouvriers, la multiplication de la petite propriété ne put être endiguée.

Pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre, on fit appel à l’immigration étrangère. Après plusieurs tentatives peu satisfaisantes avec des travailleurs européens en 1845, asiatiques en 1855, africains en 1861, la France passa une convention avec l’Angleterre afin de recruter des volontaires en Inde. De 1854 à 1884, 93 navires amenèrent environ 43 000 Indiens engagés pour cinq ans. Beaucoup s’installèrent définitivement en Guadeloupe, mais peu en Côte-sous-le-Vent car ils travaillaient surtout pour les centrales sucrières de la Grande-Terre.

Visite historique et culturelle de la Guadeloupe


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